Le flamant a pris son envol
Au moment où j’écris ces lignes, il ne reste plus que quelques heures avant que le rideau ne se lève à la Comédie-Canadienne sur la première du “Vol rose du flamant”, de Clémence Des Rochers et Pierre Brault, une comédie musicale qui réunit le talent de notre Clémence, d’une jeune compositeur qu’on dit plein de talent et d’interprètes qui s’appellent Monique Lepage, Denise Filiatrault, Janine Sutto, Clémence Des Rochers. Olivier Guimond (on ne s’est privé de rien!), Roger Joubert, J-Pierre Masson. Jacques Desrosiers, Jean Besré, Pierre Dufresne et Denise Proulx, et encore Micheline Gérin, Paul Gauthier, Claude Michaud, Yvonne Laflamme, Ugo Roméro, Rita Imbault, Patrice Poirier, Denise Andrieu, Claude Préfontaine et Paul Baillargeon (qui dirigera l’orchestre mis sur la scène. là où il se doit être).
“Le Vol rose du flamant” mis en scène par Albert Millaire, rigoureusement répété dans l’enthousiasme, réunissant sur la scène vingt-sept interprètes et musiciens, est devenu dès la mise en répétition une sorte d’entreprise collective où le public tout entier, comme le théâtre montréalais, est engagé.
Du succès ou de l’insuccès de ce spectacle dépend peut-être l’avenir immédiat de la comédie musicale canadienne, si bien “inaugurée” l’été dernier au Théâtre de Marjolaine par “Doux temps des amours”,
d’Éloi de Grandmont, Louis-Georges Carrier et Claude Léveillée. Si je pouvais toujours croire à mon optimisme, je serais tout à fait rassuré!
Rudel-Tessier
Photo-Journal
semaine du 9 au 16 décembre 1964
Transcription